Edito n°68 - octobre 2011
Soumit par Menet le jeudi, 19/10/2011

 

Mais que font AMD et nVidia ?

Depuis l'arrivée des puces DirectX 11 il y a plus de 2 ans, les constructeurs n'ont pas introduit de nouvelle architecture. Il faut dire que l'accouchement de chips 3D compatibles DirectX11 a été particulièrement difficile pour nVidia. Mais le retard au démarage a été ratrappé depuis. La répartition des parts de marché est relativement stable et l'on peut en toute logique se demander si nous n'assistons pas à une entente entre les deux constructeurs. Le rythme effreiné vec lequel les nouveautés se sont succédées pendant plus de dix ans , laisse la place à un statut quo étrange. Sommes nous enfin arrivé aux limites de la technologie ? N'y-a-t-il plus de demandes pour des performances plus élevées ? 

Plusieurs explications sont envisageables. D'abord l'accélération 3D sur PC dépasse haut la main celle disponible sur consoles PS3 et XBox 360. Du coup, utiliser le surcroit de performance entrainerait des coûts d'adaptation plus élevés. En partant de ce raisonnnement, on comprend que la demande soit plus faible... Un changement pourrait intervenir si un jeux majeur réclame beaucoup plus de performance. Une autre raison vient du fait que les architectures multicartes (Crossfire/ SLI) deviennent économiquement interessantes. Le parallélisme est une piste de plus en plus exploitée par les fondeurs soumis aux problèmes liès aux procédès de fabrication de plus en plus complexes. Du coup les performances des nouvelles architectures ressemblent souvent à celles des configurations bi-cartes. En outre, AMD et nVidia ont eu beaucoup à faire ces deux dernières années. nVidia essaye d'élaborer une stratégie GPU Computing et mobile, tandis qu'AMD cherche à unifier CPU et GPU. Ces chantiers ne sont pas sans conséquence sur les développements de nouvelles puces 3D. Il n'est pas impossible - non plus - que les constructeurs aient réussis à maintenir leurs ventes en déclinant maliceiusement leur architecture en gamme. Les nouveautés tiennent parfois plus de cosmétique marketing que d'ingénierie. A ce jeux, nVidia et AMD sont les rois du renommage, et des annonces en tout genre. De simples montés en puissance sont vendues comme des nouveautés indispensables. Une autre raison à invoquer - à ce manque manifeste de renouveau - est l'absence de nouvelle API logicielle : DirectX11 et OpenGL 4.0 ne sont pas encore pleinement utilisés dans les jeux vidéo. Pouquoi faudrait-il donc dans ce contexte sortir de nouvelles API ?

Visiblement tous ces facteurs - et probablement d'autres (contexte économique, demande en jeu vidéo AAA plus faible,...) - n'encouragent pas les deux constructeurs à innover. Du coup, chacun s'installe dans son camps et se partage gentillement le gâteau. Il faut dire que les gains en puissance 3D continuent à être impressionnant dans le domaine des tablettes : l'iPad 2 est ainsi jusqu'à 10 fois plus véloce que sont prédécesseur. Cet enlisement sur le marché des chip 3D pour PC ne reflète-t-il pas simplement le manque d'intérêt de la plateforme PC pour les solutions plus mobiles ? A ce rythme, les équipements embarqués seront bientôt plus puissantes qu'un PC !

 


 

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